Chez nous, tout commence par des chansons. Complaintes et cantilènes s'élèvent jadis autour du berceau de notre littérature dialectale, chagrines ou courroucées, mais déjà hautes en couleur. L'année traditionnelle débute le soir du 24 décembre, par les vigoureux noëls wallons qui émaillent encore les veillées liturgiques et les messes de minuit ou résonnent sous les potales, à Saint-Pholien et en Outre-Meuse, lors de la marche à l'étoile.

                                   On l'a tant brêt èt tant tchanté
                                           Qui Noyé è-st-arivé.

      Avec ses quatorze titres, Matante Jane vous offre non seulement une heure de détente, une heure de bonheur, mais encore quatorze leçons de wallon. Ecoutez chanter René Chaumont, mieux : suivez-le mot à mot, rime après rime, grâce au livret qui l'accompagne.
   
      Plutôt que d'exhiber ici l'étendue de son registre, notre ami choisit de privilégier les sentiments. Dans tel morceau de bravoure, comme "Li cité d'mès sondjes", s'il laisse la bride à sa puissance, à son lyrisme, c'est pour être au diapason de la grandeur de notre passé.


 
      "Matante Jane" représente aussi la somme de vingt-cinq ans de collaboration et d'amitié.Voilà un bon quart de siècle, en effet, que l'auteur et son interprète sont inséparables, car complémentaires. Aux deux complices, se joignent et se rejoignent les copains d'alors et de toujours, musiciens, compositeurs et arrangeurs : Jean-Marie Troisfontaine, Luc Baiwir, les regrettés Claude Remendaer et René Fourré.

      "Matante Jane n'est certainement pas un pêle-mèle, encore moins un vide-poche. Ce CD tient plutôt du livre d'images, du recueil d'histoire.

          Texte d'après Jean-Denys Boussart.



Matante Jane (écoutez un extrait) :
 



       Matante Jane, la chanson qui donne son nom à l'ensemble, est un hommage à une vieille dame du quartier d'Outremeuse, ine matante di souke (Une tante de sucre), Jeanne Dejardin (1884-1972), la bonne fée qui communiqua l'amour du terroir à son petit neveu.

S'il évoque le paradis perdu de l'enfance ou la mélancolie du temps qui fuit, Jean-Denys Boussart chante bien sûr aussi la vie populaire du Djus-d'là.
La pochette du CD renferme un livret avec les textes des chansons et un glossaire des mots wallons moins usités.

                Contenu du CD :
 

                        
                        
                                                     Jean-Denys Boussart et René Chaumont

                                                              Royal Caveau Liégeois